26 octobre 2007
Bluff Baby
Le froid qui glace les joues, le vent qui cingle la peau, le soir arrive. Et puis soudain la temperature qui bascule de zero à vingt-cinq degrés. L'odeur désagréable de paperasse, de vieux café. le garde dérrière son bureau ne me remarque même pas, il dort. On entend du rire à l'interieur du bureau principal, là où se trouve l'accueil, là où l'on dépose ses pleintes...
Le poste de police du coin. On aurait plutôt dit un vieux bureau rempli de jeunes garcons...
La clochette de la porte s'agite, ils n'entendent même pas. Mes talon frappent sur le bois, le plancher grince. Ils se retournent vers moi, toujours ricanant.
"Bonsoir mademoiselle que peut-on pour vous?"
Trois jeunes hommes plutôt jolis, et toi tu ne me reconnais même pas...
J'enlèves mes lunettes.
"Laurent....je cherches Laurent..."
Là tu me reconnais non? Tu poses ton café et tu t'approches lentement du bureau d'accueil.
"...S-snow?"
Je souris, les autres regardent curieux...
"..hm...ca faisait longtemps hein...c'est étrange t'as pas l'air heureux de me voir..."
Quelle ironie. biensûr que tu veux pas me voir. tes collègues conaissent bien ta femme, alors comment assumer d'être abordé par une jeune femme comme ca un vendredi soir? C'est embarrassant à expliquer...
"Qu'est-ce que tu veux ici?!"
"Je passais par hasard et je me disais que tiens ca faisait longtemps que je t'avais pas rendue visite...c'est aimable de ma part non?"
Arrêtes donc de sourire comme ca Snow, tu vas le rendre encore plus mal à l'aise...mais daible qu'est-ce que ca fait du bien de te regarder en face et de te voir perdu...
"...c'est pas drôle...qu'est-ce que tu t'imagines hein que j'vais être content de te voir?! mes collègues sont là je te rappelles!"
Il parle la voix étouffée pour qu'ils n'entendent pas.
"Oh ne t'inquietes pas ce ne sera pas long. faut que je rentres aussi le petit va s'inquieter sinon."
"Bon alors pourquoi t'arrives comme ca sans me prévenir au bureau hein?!"
"Je veux un flingue."
"Quoi?! mais t'as pété un cable ou quoi?!"
"J'ai l'air de plaisanter?"
"Mais qu'est-ce que tu veux fouttre avec un flingue nom d'un chien?"
"j'en veux un c'est tout ce que tu dois savoir."
"Ah oui et tu crois que je vais t'en passer un comme ca tiens voilà Snow un flingue tu peux buter qui tu veux maintenant!"
Sa voix se transforme en chuchottement energetique et agressif.
"Oui je suis sûr que par ton humble gentillesse tu vas me procurer un joli petit revolver...aimable comme tu es je n'en doutes pas une seconde."
Mais arrêtes donc de sourire! le pauvre, regardes-le il a déjà la sueur sur le front...
"C'est mort t'oublis ca! dis moi une bonne raison pour laquelle je te filerais un flingue!"
"...hm...t'as dis à ta femme où t'étais passé les cinq mois que t'as passé chez moi...?"
Je n'aurais jamais pensée qu'un flic était capable de faire un regard aussi globuleux.
"...Snow! tu ferais pas ca hein...?"
"...j'ai des comtpes à règler Laurent alors soit tu me files ce flingues avant demain soit c'est avec toi que je reglerais mon compte...t'as le choix...j'ai étée aimable jusqu'à maintenant je me suis tu sur le fait que tu as fait semblant d'être seul et que tu m'as menti à moi et à ta femme...à toi de suer maintenant..."
T'as envie de m'abbatre je sais. tu me hais et pourtant tu m'aimes toujours, je le sais aussi...sauf que le temps est venu où ilf aut grandir...fallait pas se marier, fallait pas mentir...c'est pas aprce que t'es un flic que tu peux te permettre tout ce que tu veux...
Tes dents grincent, tes yeux brillent.
"tu m'appelleras quand tu l'auras hein? bon je files, je suis pressée"
Je me penches en avant pour déposer sur sa joue froide un tendre baiser qui laissera une trace bordeaux...c'est méchant...je le sais...mais tu sais que je ne l'aurais pas fais...enfin...non...tu ne le sais pas...tu me connais si mal Laurent...
18 octobre 2007
good by Ange...
...tu sais Ange...je penses qu'il est mieux que tu me laisses vivre à présent...j'ai passée trop de temps a te pleurer, je me suis rendue compte que le temps que j'ai perdue me manque maintenant...tu n'aurais pas voulu ca...je sais...tu n'aurais pas voulu que je fasses de toi un fantôme...qui reste à mes côtés pour m'empêcher de voir le monde avec les yeux de quelqu'un de vivant...je laisses ton âme partir maintenant...une partie de moi s'envole avec toi... et je garderais en souvenir une de tes plumes...
Tu avais le même regard quand je me suis reveillée la première fois chez toi. je 'nai pas eu besoin de parler pour que tu saches ce qui s'était passé.
"...Jonas..."
Ses yeux brillent, ses joues sont beignées de larmes froides. il tient ma main. Pres de lui le petit garcon me regarde avec ses yeux noirs, son regard perdu et innoscent.
"...ma cherie..."
"...je...je...je 'lai trahi Jonas..."
Il essaye de sourire, mais en vint. mes lèvres tremblent maintenant, je sens de l'eau chaude couler dans mes yeux, tout devient floux et ma peau se réchauffe avec les larmes chaudes qui y coulent commes de petits ruisseaux.
Oui je t'ai trahi. oui je t'ai dis que je t'aimes et t'aimerais pour toujours...mais je devais le faire...pour moi...pour toi...
"...il aurait voulu que ce soit ainsi Snow..."
Je crois aussi Jonas. je crois qu'il ne m'en voudras pas...il est libre maintenant...j'ai laissée partir son âme enfin...je ne m'accroches plus à ce qu'il reste entre ici et là...je veux qu'il repose en paix...qu'il ne m'empêche pas de vivre moi...ma vie...sans lui...je veux entendre mon coeur battre...tu comprens ca Ange...?
Riens à voir avec mon amour...il faut seulement que je lâches le bout de toi qui veut partir là où j'irais moi aussi un jours...on se retrouvera...peut-être...qui sait...mais saches que notre amour n'était pas tracé dans le sable...emporté par le vent...je te rends seulement ta liberté....
11 octobre 2007
les morts ne parlent pas...
En ouvrant les yeux je me suis rendue compte que la surface lumineuse s'éloignait peu à peu de moi...
Le premier reflex est de tendre la main vers le haut pour la passer de l'autre côté, trouver quelque chose à quoi s'accrocher, pour se hisser...
Il y avait ta main à toi...
La pluie me fouette les joues, le vent mord ma peau et siffle dans mes oreilles. le ciel me punit alors que je viens te voir ici...
"j'ai des fleures dans la main, quelques une pour faire joli sur ta pierre grise, je sais que tu ne les vois et ne sentiras pas...mais j'en ai apportée quand même pour te faire plaisir... tu sais j'ai oubliée la date où on s'est quitté, j'en suis pas fière non et je sais qu'il y a pas d'excuse pour ca...tu m'en voudrais d'avoir oubliée, c'est comprehensible je t'en aurais voulu aussi à ta place...
J'ai ma ma belle jupe noire...tu vois je me suis faite belle pour toi...tu l'aimais bien cette jupe là je me rappelles...maintenant t'en as plus rien à faire oui je sais...t'es mort alors que je sois belle ou pas tu me vois pas de totue facon...d'aileur je ne sais même pas pourquoi je te parles parce que tes oreilles ont moisis depuis longtemps...
...on m'a dit que ca aidait parfois à comprendre certaines choses...de lâcher prise aussi...que ca soulage de parler aux morts...j'aurais préférée que tu me répondes mais bon faut pas trop en demander nonplus hein...?
...la vérité c'est que tu me manques en fait...c'est stupide de dire tu, c'est malin aussi que je viennes avec ca maintenant que ca fait presque quatre ans que t'es là...je sais même plus s'ilr este encore quelque chose de toi sous cette pierre...
...ca me fait mal de savoir qu'un jours...je ne viendrais peut-être plus...tu sais...c'est que ca me fait trop mal de venir te voir, tu vois mon, maquillage coule encore, et je deviens moche alors que je voulais être belle pour une fois que je viens...tu comprens ca me fait du mal de te voir comme ca...de me dire que c'est vide chez moi...le matin quand je me lèves c'est vide...le soir pareil...et venir ici...tu sais je voulais souvent venir..mais je me suis arretée en route parce que je n'y arrivais pas...tu serais à ma place tu verais ce que ca fait...d'aller voir son amour sur un cimetière...avec des fleures stupides et une jupe bidon et du maquillage qui me rend moche. j'ai l'air misérable comme ca et je me sens trop conne parce que ca n'aurais pas dû se passer comme ca...
...je crois que je reviendrais pas...ca me déchire de devoir te dire ca comme ca...mais je crois que je 'naurais pas la force...tu vois...à chaque fois j'ai comme l'éspérance que tu me fasses un signe...un jours...
...regardes-moi pas comme ca avec ton ecriture gravée....j'y peux rien moi aussi...j'ai pas choisis ca pour toi, j'aurais préférée que tu restes près de moi...
...bon...jy vais...je dois rentrer...je reviendrais peut-être...ne m'attens pas...je penses fort à toi mon amour..."