Enfermée dans un monde qui n'est pas le mien...

Le jardin perdu d'une fille au coeur glacé...

05 juillet 2010

Reveil...

Quand j'ai ouvert les yeux James n'était plus là. Les draps avaient encore le parfum envoutant de son corps fin, la saveur douce de sa peau, l'odeur de ses cheveux et la touche légère de son après-rasage..
Rainboy était assit sur le parquet devant mon lit en train de jouer avec ses petites poupées en bois, silencieusement.

"Il est parti tôt, me dit-il sans se retourner vers moi, il n'a pas fait de bruit pour ne pas te réveiller, il a laissé un mot sur la table aussi. Je ne 'lai pas lu parce que je pense que c'est pour toi."

Tu t'es enfuis comme un voleur après m'avoir dérobé quelques baisers et un instant d'amour cette nuit, en laissant dans mon ventre les sensations fortes de mon estomac qui se noue quand je penses à toi...
Dans ma tête tournaient des pensées en vrac en me levant, mon crane remplie de vide brouillard tentait de trouver ses repères entre le sentiment de grand réconfort et le grand vide dans mon ventre...

"Tu n'as pas mangé bonhomme...?"

Le petit me regarda avec ses yeux gris clairs d'un air curieux.

"Ben non, je t'attendais pour qu'on déjeune ensemble..."

Le nœud au fond de ma gorge qui avait malencontreusement réussi à disparaitre revint aussi vite que les mots du petit garçon avaient pénétrés mes oreilles. Manger...un mot qui me résonnait encore comme un écho dans le coin de ma tête quelque part entre la mémoire lointaine et les pensées perdues entre des sensations trompeuses que tu m'as fais ressentir cette nuit...

"On va aller te faire à manger alors.."

Pourquoi t'es-tu enfuis ce matin sans me dire....sans que je me réveille à ton départ...et ce mot sur la table...
Je me levai avec peine, le son familier du grincement de parquet sous mes pieds, la sensation du bois frais sous mes souliers et toujours ton parfum perturbant dans mes narines. J'ai prit le mot sur la table et reculée la chaise du petit, sortie le paquet de céréales au bonhomme qui était énergiquement en train de grimper sur sa chaise en prenant soin de ne pas faire tomber son coussin par terre. J'ai mis du lait à chauffer, sorti le paquet de chocolat sur la table et deux bols, alors que je n'avais aucune envie de manger.
En dépliant le petit morceau de papier, un pressentiment étrange m'envahit.

Je m'excuse pour hier soir, ce genre de bavure professionnelle ne se reproduira plus, promis. je t'ai laissé le numéro d'un de mes collègues. Désolée de t'avoir fait subir cela

James


Le nœud dans ma gorge se resserra douloureusement, mes yeux cherchaient sur le papier le sens des mots alignées. Une bavure professionnelle, alors c'est cela que je suis pour toi...

"Il t'a dit qu'il reviendrait pas?"

Rainboy me regardait attentivement. J'avais du mal à lever les yeux sans avoir envie de pleurer...une sensation très désagréable de nausée montait le long de ma gorge pour me figer les mâchoires, mon poignet craqua machinalement quand ma main se refermât autours du bout de papier que j'étais en train de froisser. Ne te mes surtout pas à pleurer Snow...ce n'est rien, ce n'est qu'une nuit de plus que tu n'as pas passée seule mais qui sera la seule et unique...

"T'inquiètes pas mon chéri...tout va bien..."

Si simplement les choses n'étaient pas aussi compliquées....si simplement j'étais pas aussi naïve et si simplement j'étais capable de dire non quand il fallait...les choses seraient sans doute bien plus claires.
Le rideau d'en face frissonne doucement sous la caresse de tes doigts, je sais que tu me regardes...et je sais que tu sais...et j'aimerai simplement oublier ce qui s'est passé...

Posté par snoweye_fairie à 20:03 - Plumes [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


04 juillet 2010

Please call me baby

La sonnerie répétitive du téléphone transperce le silence qui m'avait permit de trouver le sommeil. Je connais ce numéro...
et la main qui s'était avancée pour le soulever hésite, puis se retire.
Je n'ai pas envie de te parler...je veux que tu disparaisse avec ton numéro...que tu disparaisse de mes pensées
que je tente en vain de chasser de ma tête et qui s'accrochent au fond de mon crâne comme des parasites avides de sang...
La mélodie insoutenable cesse, le calme revient doucement....

Je regarde par la fenêtre, la Lune se cache timidement derrière un petit nuage,
comme si elle avait peur que l'on découvre son teint pâle...quelques pétales noires voltigent dans l'air,
poussés par la petite brise qui fait danser mes boucles dans la lumière froide d'une nuit d'été trop froide....
Un frisson désagréable m'envahit. Pourquoi ai-je ce sentiment encore....?
Ce creux dans mon ventre, ce vide dans mon cœur....ces larmes noires au coin de mes yeux qui ne veulent pas couler parce que la boule dans ma gorge ne fait que grandir avec le temps....une corde autours de mon cou aurait provoqué la même sensation...
En me retournant vers le lit, je te vois dormir calmement, enroulé dans le drap blanc qui couvre ton corps, le visage caché par le coussin soupirant doucement sous le mouvement répétitif de ta cage thoracique...

Le parquet grince sous le poids de mes pieds, le bois écorche  se plie légèrement sous mes pas à travers la chambre, direction
la porte de la salle de bain...où sur l'évier repose ton rasoir que tu as sans doute oublié de ranger...avec ces petites lames brillantes
qui semblent hypnotiser mon iris...et voir tes yeux me fixer derrière moi dans le miroir en ayant cette sensation de surprise mélangé à la peur
d'avoir été découvert si soudainement d'une façon aussi peu prévisible...

tu fais quoi debout à cette heure là...?

j'arrive pas à dormir...j'avais soif...

tu comptes boire comment avec mon rasoir dans ta main..?

un silence gênant, et une légère rougeur qui envahit mes joues...

Tu n'as pas de barbe que je sache...alors ne joues pas avec ces choses là...tu pourrais te blesser...

il me prend le rasoir et le repose sur le bord de l'évier.

Viens te coucher. si je t'attrape encore une fois ici...gare à toi..


Un sourire presque moqueur et pourtant une si petite courbure dans le coin de ta bouche..

Les petites filles ne jouent pas avec les choses des grands...

Je ne suis pas une petite fille...!

Dans ce cas pourquoi tu refuses de jouer aux jeux des grands...?

Mon regard s'échappe de ses yeux pour regarder mes pieds. Deux doigts se serrent autours de mon menton, et ta bouche me
dérobe un baiser....

Viens Snow....

J'arrive...

Même si je n'ai aucune perspective sur l'avenir...même si tu as l'air de me faire violence pour me rendre heureuse et que pourtant
tu es si tendre...où cela nous mènera-t-il...?

The_KISS_by_spilledcanvas

Humeur du moment: si mon coeur pouvait parler, alors il pleurerait..

Bande-son: Dradg - Brushstroke-walk in the park

Posté par snoweye_fairie à 22:07 - Plumes [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2008

There's a star in your eye

Snow...tu crois que si je m'arraches le coeur je saignerais longtemps...?

Une larme. une larme et des étoiles qui filent sur mes joues. L'envie d'être seule dans mon verre, avec le vend froid, les draps ensanglantés, les bras ouvert et juste l'impression de pouvoir se liberer. Etre libre. S'envoler rejoindre les étoiles qui sont tombées de mes joues, loin, quelque part où ca ne fera pas mal d'aimer. Pardonner...l'amour comme la hainte, laisser couler et ne plus se soucier de rien...

Snow...tu crois qu'il me manquera...?

Certainement. comme tous els autres. parce qu'a chaque fois qu'une étoile s'eteint et tombe de ta joue tu seras un peu plus enfermée dans le noir...parce que la bougie que tu tiens ne te guidera pas dans le noir comme une main confiante qui te tire dans la bonne direction...tu seras perdue petite...tu ne sauras plus où aller dans ce monde...

Mais Snow...tu crois qu'à l'étoile, je lui manquerais....?

J'en sais rien. je ne sais pas comment pensent les étoiles petite. elles sont si étranges parfois....nous illusionnent dans le noir pour nous mener quelque part alors qu'elles ne sont que des souvenirs de lumière qui parraissait éternelle...les étoiles mentent petite. Elles mentent parce qu'elles sont belles et lumineuses, parce qu'elles donnent l'impression d'être des matières chaudes qui reflètent une brillance.

...mais...je lui manquerais à cette étoile dis...?


Je ne crois pas. Contentes-toi de croire qu'une étoile n'a besoin de personne. Ca te feras moins mal ca aussi. Ce n'est qu'une matière froide qui a servie de miroir au soleil. Tu ne lui manqueras pas parce qu'elle ne se rendra même pas compte que tu l'as aimée. parce qu'elle ne voyait pas son reflet dans tes yeux, car elle était bien trop lointainte pour le voir. Les étoiles sont égoistes tu sais. Elles ne voient rien car ce sont elles qui apportent la lumière à la nuit. Comme la Lune d'ailleur. La lune est une belle blanche qui brille certe, mais qui ne se voit pas briller.

Elle est aveugle dis?

Je ne crois pas. je ne crois meme pas qu'elle a des yeux petite. Mais ce 'nest pas la lune qui te manque, c'est ton étoile petite. Regardes le ciel maintenant, et choisis-en une autre tu veux bien.

..mais je voulais la mienne...je veux mon étoile à moi...

Mais non. Elles sont toutes pareilles, tu veras. Que t'en choisisses une plutôt qu'une autre n'a aucune importance car tu ne le regarderas pas toute ta vie. Ce ne seront que les etoiles de passage tu sais...

Je l'aimais moi cette étoile...


Oui mais tu aimeras les autres bien autant petite...crois-moi...tu les aimeras bien autant...

Snow...je crois que mes étoiles filent...


Laisses-les filer alors. Ce ne seront que quelques larmes de plus...ca passera...

Si j'avais étée une étoile je 'naurais pas voulu te briller mon amour...car je t'aurais donnée l'illusion d'être quelque chose qui te mène vers un endroit meilleur..parce que 'jaurais étée la lumière prometteuse d'un endroit où l'amour est aussi rationnelle que l'envie de monter dans els étoiles...
Parce que je ne suis qu'une étoile éteinte...

Posté par snoweye_fairie à 00:07 - Plumes [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008

Something strange in my mind

first exstract

Il entendit au loin le "clic" d'un briquet, quelques instants plus tard l'odeur désagréable de fumée pénétra ses narines. il essaya de reconnaître l'ombre qui se tenait près de lui, mais ses yeux ne lui transmettaient plus que des contours flous et insensés.
"Pourquoi les hommes boivent-ils toujours quand ils sont malheureux...?"
Une voix totalement étrangère mais agréablement douce et sucrée...il essaya de se redresser sans y parvenir car ses bras n'avaient pas de force. Sa gorge brûlait. Il sentit que la personne à côté de lui lui soufflait la fumée dans la figure.
"Tu sais que l'absinthe peut provoquer une mort très prématurée...?"
Il n'était pas sûr mais il eut l'impression de pouvoir entendre sous le chuchotement de la personne un air méchant et sadique caché. il réussit enfin à soulever son corps avec peine et à reperer dans l'ombre le bout brûlant de la cigarette coincée entre des lèvres rouges.
"...de...de quoi j'me mêles...hein?"
Ses mâchoires collaient l'une sur l'autre, il eut beaucoup de mal à parler.
"Ca m'amuse de te voir comme ça. je trouves ca amusant de voir qu'un homme comme toi ne tienne aussi peu à la vie."
"Je..je vais très bien..merci..."
"je dirais presque mignon mais surtout pitoyable."
Une main blanche sortit de l'ombre et saisit le verre dans lequel se cognaient quelques glaçons dans ce qui selon l'odeur devait être du whisky.
On entendit la glace se briser sous la pression de ses dents, puis le "toc" du verre qui fut reposé en un mouvement sec sur la table.
"Et vous, vous avez pas plutôt en,vie de me foutre la paix?"
"J'avoue que je me suis introduite ici avec très peu de noblesse..."
Elle se leva brusquement et s'apprêta à partir.
"..Non..non,non en fait ca ne me dérange pas...de toute façon faut que je rentres bientôt moi aussi..."
Elle paraissait très belle bien qu'il ne vit que ses boucles briller à la lueur de la petite bougie sur la table, l'image était toujours aussi flou. elle se rassit et prit avec les doigts le dernier glaçon qui gisait au fond du verre.
"J'mappelle Yo'...Yonas..."
"...hmmm...joli...ca fait gentil garçon...tu es un gentil garçon...?"
"Hm. j'en sais rien. et le nom à mademoiselle?"
Elle se pencha en avant pour écraser son mégot dans le cendrier.
"Douce, tu peux m'appeler Douce..."
Il revenait peu à peu  la lumière, bien que sa vision restait imprécise il eut moins de mal à distinguer dans le visage clair deux grandes émeraudes qui brillaient dans l'ombre entourés de longs cils noirs.
"Cigarette?" demanda-t-elle en souriant et lui tendit un paquet de tabac.

à suivre...

Posté par snoweye_fairie à 20:56 - integrate libery - Plumes [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

etoile de la nuit...

Etoiles qui voyez haut sur le toit du ciel par ma fenêtre,
eclairez moi un instant pour que je puisses voir si je saignes encore,
si la plaie s'est refermée
ou si elle est encore aussi fraîche qu'il y a bien longtemps déjà...

Etoile de neige qui glace ma peau,
réchauffes mon âme un instant pour me faire voir si je vis encore,
car le papier qui couvre mon corps s'envole
comme un drap de soie amené par le vent,
se disperçant comme des étincelles dans le vide de la nuit...

Ange qui me regarde depuis ton étoile lointaine,
envois une plume pour que je puisses écrire les mots de la souffrance
qui marquent mes veines,
que mon sang s'évapore comme de la fumée...

How can you leave me standing...alone in a world that's so cold...


Belle blanche qui toi est maîtresse de la nuit éternelle...prends moi
parmi tes enfants et laisse smoi briller quelques instants...

Posté par snoweye_fairie à 23:19 - Plumes [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]